| A N D P N C |
ASSOCIATION NATIONALE DE DEFENSE DES PROPRIETAIRES NON CHASSEURS interdire la chasse, chasse interdite, propriétaires non chasseurs, loi verdeille, contre la chasse, interdire la chasse sur son terrain |
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« Nul n’a le
droit de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement de |
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S’OPPOSER A LA
PRATIQUE DE LA CHASSE CHEZ SOI : QUE FAIRE ? Vous êtes propriétaire d’un terrain
et vous ne voulez pas que les chasseurs viennent tuer des animaux chez
vous. I
: Pouvez-vous vous opposer à la
pratique de la chasse sur votre terrain ? II : Que devez-vous faire pour y
parvenir ? A cette première question, la réponse
est OUI, et ce, quelle que soit la surface de votre terrain, et quel que
soit le département où se trouve ce terrain. Depuis Décembre 2000, en effet, la Loi
VERDEILLE qui imposait, selon les départements, de posséder une
surface de 20 à 60 Hectares d’un seul tenant, n'est plus applicable.
Il n’est donc plus nécessaire d’être grand propriétaire pour
s’opposer la chasse, ni d’accepter l’inacceptable sur vos terres
si vous possédez une petite surface. => LE CRITERE DE SUPERFICIE N’EST
PLUS IMPERATIF POUR S’OPPOSER A LA CHASSE Quelle que soit la superficie de
son terrain, il est donc possible de s’opposer à la chasse. Mais, pour y parvenir, 2 cas
se présentent : II.1 : PREMIER CAS :
Votre terrain se situe dans un département où était appliquée la Loi
Verdeille avant 2000. Dans ce cas, les chasseurs sont regroupés
en A.C.C.A. = Association Communale de Chasse Agréée. Tous les
chasseurs de la commune (même s’ils ne sont pas propriétaires) en
sont membres, ainsi que des chasseurs ne résidant pas dans la commune
(résidant, en général, dans des communes urbaines, sans territoire de
chasse). Si vous voulez vous opposer à la
pratique de la chasse dans ce type de commune, cela se traduit, concrètement,
par une soustraction de vos terres à la chasse. Vous pouvez soustraire vos terres à la
pratique de la chasse en faisant opposition par conscience (ou éthique
ou convictions) personnelle(s) ». Pour ce faire, vous devez adresser une lettre recommandée avec Accusé de Réception à Monsieur le Préfet de votre département, pour lui faire part de votre opposition. Dans ce courrier, vous devrez préciser
le numéro de chaque parcelle concernée par votre opposition ainsi que
leur adresse exacte (lieu-dit, commune). Il faudra aussi joindre à ce courrier
une photocopie de votre parcellaire (photocopie à demander contre une
très modique somme à la mairie de votre commune). Je vous conseille d’adresser une
photocopie de votre courrier au Président de l’A.C.C.A. et de lui
demander d’informer tous les chasseurs de votre opposition à la
chasse sur vos terres. Cela évitera des « malentendus »
avec mauvaise foi de chasseurs qui prétendront ne pas avoir eu
connaissance de l’interdiction de la chasse chez vous. Tout chasseur
qui outrepassera l’interdiction de chasser chez vous, le fera en
connaissance de cause, et ne pourra prétendre « ignorer » !
Qu’il chasse seul ou en battue, le
statut de « chasse interdite » est le même. Mais, le droit de non chasse se gagnant
chèrement, votre courrier à Monsieur le Préfet ne rendra pas votre
interdiction de chasser chez vous, immédiatement effective. En effet être propriétaire dans une
commune où la chasse est organisée en A.C.C.A. impose d’envoyer
votre courrier le plus tôt possible, car : - votre opposition à la pratique
de la chasse chez vous, ne prendra effet que 6 mois après la date de
l’Accusé de Réception de votre courrier en Préfecture. - d’autre part, l’Art. L422-8
du Code de l’Environnement stipule que l’opposition à la chasse
prend effet à la date d’expiration du renouvellement de l’A.C.C.A.,
sous réserve que vous ayez adressé votre courrier 6 mois avant cette
date d’expiration. Je vous conseille donc d’adresser votre
courrier à Monsieur le Préfet de votre département le plus tôt
possible,car, les A.C.C.A étant renouvelées tous les 5 ans,votre
opposition risque de ne prendre effet qu’à l’expiration de la période
suivante. Si tel est le cas, vous pourrez interdire
l’accès chez vous avec des panneaux « Défense d’entrer »
ou « Propriété privée », mais vous ne pourrez pas porter
plainte contre un chasseur qui ne tiendra pas compte de ces panneaux. Si vous avez envoyé votre courrier
« dans les temps », vous devrez indiquer votre opposition à
la chasse en posant des panneaux « Chasse interdite » aux
limites de votre propriété ainsi qu’au début de tout chemin y pénétrant. Ces panneaux ayant un effet « désagréable »
chez certains chasseurs, attendez- vous à devoir en remplacer régulièrement,
car certains seront arrachés, d’autres criblés de plombs … Ceci étant dit par expérience
personnelle, je vous conseille donc de les placer - si possible - en des
lieux où toute dégradation serait moins facile ! Bien que certains chasseurs
l‘affirment, la pose d’une clôture délimitant vos terres n’est
pas obligatoire. II.2 : DEUXIEME CAS :
Votre terrain se trouve dans un département où la Loi Verdeille
n’était pas appliquée avant 2000 : Dans ce cas, les chasseurs sont regroupés
en Société communale de chasse. Comme dans le cas précédent, si vous ne
voulez pas de chasse chez vous, vous avez le droit de soustraire vos
terres du territoire de chasse. Mais à la différence du premier cas,
vous n’avez aucune obligation d’adresser un courrier à Monsieur le
Préfet de votre département, ni à qui que ce soit, d’ailleurs. Vous n’êtes pas obligé de vous
justifier pour interdire la chasse chez vous Toutefois, je vous conseille d’adresser
un courrier au Président de la Société de chasse de votre commune, en
lui mentionnant les parcelles concernées et en lui demandant
d’informer tous les chasseurs membres, de cette interdiction de
chasser chez vous. Dans les petites communes rurales, une copie de ce
courrier adressé à Monsieur (ou Madame) le Maire, permet
d’étendre et d’appuyer cette interdiction. Aucune clôture n’est obligatoire, ni même
les panneaux « Chasse interdite », mais leur présence est
quand même une information « sur le terrain » pour beaucoup
de chasseurs. Car la constitution et l’utilisation de
territoires de chasse par ces sociétés communales de chasse est pour
le moins floue et ambiguë. En voici l’explication :pour les
chasseurs membres d’une société de chasse, la chasse est communale,
dans le sens : « étendue à l’ensemble de la commune ! » Or, dans la plupart des régions françaises,
les espaces ruraux et forestiers sont en majorité privés (par ex.,
dans le Sud-Est de la France, plus de 70 % des forêts sont privées !).
S’il y a aussi des forêts domaniales (gérées par l’O.N.F.), les
forêts communales ne se réduisent plus qu’à un faible pourcentage
de l’espace communal ! Les chasseurs intègrent donc de
fait, ces espaces privés dans les forêts communales ! Cela leur est
d’autant plus facile que, sur les espaces privés très morcelés, les
chasseurs héritent d’un droit d’usage pour la chasse : ils sont
devenus ayants-droit par autorisation verbale de propriétaires eux-mêmes
chasseurs, car, dans le cadre des Sociétés communales de chasse, tout
propriétaire chasseur cède logiquement ses terres à la société de
chasse. Pour les autres terrains, ceux appartenant à des propriétaires
non chasseurs, les chasseurs ne se posent pas vraiment la question de
savoir s’ils ont le droit ou pas d’y chasser ! Ce flou cynégétique est source de
nombreux conflits entre chasseurs sûrs de leur droit de chasse et
propriétaires privés qui subissent la présence de chasseurs chez eux,
car ils constatent une véritable appropriation des terres par les
chasseurs. Les problèmes apparaissent aussi
lorsqu’un propriétaire vend tout ou partie de ses terres, et que le
nouveau propriétaire ne veut plus que la chasse y soit pratiquée. Dans
les faits, s’il ne dit rien, la chasse continue d’y être pratiquée
C’est la raison pour laquelle je formule ci-dessus, le conseil
d’adresser un courrier au Président de la société de chasse de
votre commune. Les problèmes apparaissent aussi car ces
Sociétés communales de chasse organisent la chasse « à la carte »,
c’est-à-dire à la journée, pour des chasseurs non résidents dans
la commune. Dans ce cas, ces chasseurs sont sensés
avoir acheté une carte pour pouvoir chasser durant une journée sur la
commune. Outre le fait que la détention d’une carte est invérifiable
sur le terrain, ces chasseurs, faute d’informations précises, méconnaissent
les lieux interdits à la chasse. C’est aussi pour cette raison que je
conseille la pose de panneaux « Chasse interdite ». Dans les communes où la chasse est
organisée en Sociétés de chasse, il est évident qu’une autorisation
écrite de chasse, signée par chaque propriétaire, aurait le mérite,
non seulement d’actualiser les changements de propriétaires, mais
aussi et surtout d’établir une situation claire, nette et précise
pour tous les chasseurs, et surtout pour les propriétaires. Cela éviterait
bien des confrontations entre chasseurs et propriétaires non chasseurs. Ces autorisations existent pour
d’autres loisirs tels que la randonnée pédestre ; elles se concrétisent
par des conventions signées entre le Conseil Général et chaque propriétaire
qui s’engage à laisser le droit de passage pour une durée déterminée. VOUS CONSTATEZ QUE VOTRE DROIT DE NON CHASSE N’EST PAS RESPECTE : QUE FAIRE ? Vous êtes chez vous, et vous
apercevez un (ou des) chasseur(s) qui passe(nt) sur votre propriété.
Vous vous dirigez vers cette (ou
ces) personne(s) pour lui (ou leur) expliquer que la chasse est
interdite. Si la réponse est … pacifique, votre information aura été
acceptée et suivie d’effet avec le départ illico du ou des
chasseurs. Mais, très souvent, la réaction
des porteurs de fusil est « on n’a pas vu de panneau… on ne
savait pas … il faudrait en mettre pour qu’on sache ». Cette
affirmation est fausse. Aucun propriétaire n’est obligé de poser des
panneaux « chasse interdite« ou « propriété privée ».
Il n’est pas obligé, non plus de clôturer son terrain. Ces deux
points feront l’objet d’un autre article. Souvent aussi - hélas - la réaction
est vive, méprisante, insultante, agressive. Dans ce cas, toute discussion
s’avère inutile. Inutile en effet de jouer le jeu de
vôtre interlocuteur et de vouloir rivaliser avec son vocabulaire ! Par
contre, pour donner suite à cette « conversation »,
quelques réflexes s’imposent pour éviter que ce genre de rencontre
ne se renouvelle et que vous puissiez surtout, protéger la nature et
vivre sans chasse chez vous. - Si vous possédez un petit
appareil numérique, toute photo de véhicule, de chiens de chasse …
est un document de grand intérêt. - En cas de dépôt de
plainte, avoir relevé un (ou des) numéros de plaques
d’immatriculation, est un élément très utile, indispensable même
lorsque vous portez plainte. En possession de cet élément,
votre plainte sera étayée, et, même si elle est ultérieurement classée
sans suite elle sera quand même suivie d’effet par une visite des
gendarmes chez le (ou les) chasseur(s) qui vous ont insulté, car ces
numéros de plaques minéralogiques sont un outil de travail.
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| EN RESUME : Si, sur votre terrain, vous
êtes verbalement victime de l’attitude d’un chasseur, il ne faut
pas hésiter à déposer plainte, soit auprès de la gendarmerie de
votre commune, soit directement par courrier, auprès de Monsieur le
Procureur de la République de votre département. Au préalable, avoir relevé un numéro de plaque minéralogique sera un très grand atout pour donner une suite à votre plainte.
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